Marcher, Cheminer, Rêver...

Le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, des siècles de pèlerinage, maintenant devenu une aventure d’aujourd’hui. Randonneurs et visiteurs trouvent le long du sentier un terrain de découverte inépuisable, découverte de soi et des autres, de l’Histoire et des paysages.

Vauvert est une étape incontournable de la Via Tolosana, l'un des 4 chemins de pèlerinage vers Compostelle, la "Voie du Sud".

Découvrez, entre mythe et réalité, l'histoire de Saint-Jacques-le Majeur dont la découverte du tombeau en Galice (vers 830) attira immédiatement les pèlerins vers les confins de la terre, le finis terrae pour vénérer ses reliques.

Un bref aperçu, car la matière est inépuisable! de ce pèlerinage qui met le corps et l'esprit à l'épreuve et dont l'aventure est digne des meilleures pratiques de développement personnel !

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02/102020

Saint-Jacques-le-Majeur

Fils de Zébédée, frère aîné de Saint-Jean l’Evangéliste et pêcheur sur le lac de Tibériade, saint Jacques-le-Majeur est l’un des premiers apôtres du Christ. Après la Crucifixion, il part prêcher la bonne parole, peut-être dans la péninsule Ibérique.

A ce sujet, une controverse s’est installée entre les historiens sur la réalité de sa prédication en Espagne. Sa présence pour évangéliser la péninsule ibérique est en effet mentionnée tardivement : vers l’an 400 par saint Jérôme, puis vers 650, dans des textes byzantins.

Saint-Jacques revient ensuite à Jérusalem où il est décapité vers 44, sur ordre du roi Hérode Agrippa. Les connaissances sur sa vie sont ténues : il n’est cité que 17 fois dans les textes bibliques.

Depuis la fin du XIXe siècle, certains historiens mettent en doute sa présence évangélisatrice en Espagne et la réalité de sa sépulture en Galice.

 

Devant l’absence de témoignages sur la vie de saint Jacques-le-Majeur, de nombreuses légendes sont nées.

Après son exécution, les disciples de Saint-Jacques placent son corps dans une barque de pierre qui, quelques jours plus tard, guidée par une main divine, échoue sur les côtes galiciennes. Le récit en fut sans doute diffusé dès le milieu du IXe siècle.

L’ermite Pélage fut un soir averti par des anges de la présence du tombeau de Jacques-le-Majeur non loin de son ermitage. L’évêque du diocèse, Théodomir, informé de l’événement, ordonna d’y faire des recherches. C’est là que fut découvert le tombeau, caché sous d’épaisses ronces recouvrant des arches de marbre.

Une nuit, Saint-Jacques apparaît en songe à Charlemagne. Il demande à l’Empereur de lever une armée et de partir pour la Galice afin de découvrir et de délivrer son tombeau de la domination des Maures.

Pour cela, il lui montre un chemin d’étoiles marqué dans le ciel. Ainsi le chemin de Saint-Jacques devient-il la projection sur terre de la Voie Lactée.

Les historiens datent actuellement l’histoire de la campagne de Charlemagne en Espagne des années 1090-1100.

 

La Via Tolosana ou « Voie d’Arles »

Le Codex Calixtinus conservé ans les archives de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle présente vers 1130 quatre itinéraires qui conduisent vers le tombeau de l’apôtre Saint-Jacques en Galice.

L’un d’eux est la Via Tolosana où le pèlerin peut visiter de vénérables corps saints conservés en Arles, Saint-Gilles, Saint-Guilhem et Toulouse. De nos jours, la Voie du Sud, d’Arles à Puente la Reina en Espagne est empruntée par les pèlerins d’Orient et d’Italie.

Axe méridional, elle est une fenêtre ouverte sur les Pays de langue d’Oc, empreints de romanité, théâtre des guerres de religion, espace ouvert aux influences culturelles de la Méditerranée et de l’Atlantique.

D’Est en Ouest, l’itinéraire permet de joindre Compostelle et Rome en étant balisé et organisé comme sentier GR®653, GR®653 D en remontant vers les Alpes et GR®653A dans la traversée de la Provence vers Vintimille.

 

Une valeur universelle exceptionnelle

Depuis 1987, les anciennes voies de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle sont reconnues comme un itinéraire culturel par le Conseil de l’Europe. Elles représentent un ferment d’une identité commune aux européens.

La pérégrination a suscité des rencontres et un brassage entre des peuples de culture et de croyances différentes et elle a favorisé la circulation d’idées ou de formes artistiques.

En 1998, l’UNESCO a inscrit le bien culturel « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » sur la Liste du patrimoine mondial. Cette inscription prolonge l’inscription des « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne » en 1993 et 2015. Le bien inscrit sous la forme d’une collection de 78 éléments (71 édifices et de 7 sections de sentier) situés dans 95 communes et 32 départements est un bien en série : cela signifie que chaque élément possède des qualités qui contribuent à la valeur universelle exceptionnelle de l'ensemble.

 

Vauvert et le pèlerinage… hier !

Le sanctuaire de Notre-Dame-de-Vauvert a été l’un des plus antiques hauts lieux de prière dans le diocèse de Nîmes, mais aussi le lieu d’un pèlerinage parmi les plus importants de France. Son histoire commence en l’an 810 et se termine lors des guerres de religion au 16ème siècle, avec sa destruction dans les années 1540 par les protestants de Saint-Gilles. Ce sanctuaire, étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle a accueilli des personnalités très importantes : Saint-Louis, Charles IX, François Ier et le pape Clément V.

Son importance était telle, qu’insensiblement, au cours du 14ème siècle, ce sanctuaire donna son nom au village de Posquières devenu ainsi Vauvert.

Au Moyen-Age, le sanctuaire de N.-D.-du-Val-Vert attirait de nombreux pèlerins qui venaient souvent de régions fort éloignées. Pour des fautes considérées comme particulièrement graves au regard de l’Église, certains pénitents, pour obtenir le pardon, devaient accomplir un pèlerinage.

N.-D.- du-Val-Vert était du nombre des pèlerinages secondaires qui étaient facilement prescrits aux pécheurs.

 

Vauvert et le pèlerinage… aujourd’hui !

Vauvert est la troisième étape sur la Voie d’Arles, après Arles et Saint-Gilles, le chemin passe d’abord par la commune de Beauvoisin, juste derrière le Château Beaubois.

Il continue ensuite sur Gallargues-le-Montueux qui est la prochaine étape, en passant sur les « terres » de Le Cailar.

Le sentier GR®653 qui traverse le bourg a été inauguré en 1990, c’est le dernier des 4 chemins de Compostelle. Il est continu et bien balisé, doté d’une variété d’hébergements.

Il est praticable sur une grande amplitude saisonnière. L'itinéraire permet une circulation à double sens, vers Rome et vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Des hébergements dédiés aux pèlerins sont proposés par certains propriétaires de chambres d’hôtes touristiques à des prix modérés sur présentation de la Crédential *.

Un accueil convivial et personnalisé est proposé à chaque pèlerin de passage à Vauvert dans l’esprit du « Chemin ».

 

Les pèlerins sont de plus en plus nombreux sur le Chemin, ce pèlerinage d’origine chrétienne attire un public de plus en plus large, aux nationalités et motivations multiples. Une quête personnelle de spiritualité ou juste une volonté d’avoir du temps à soi, de rompre avec les rythmes et les techniques du monde contemporain.

 

Si le pèlerinage vous tente, nous vous proposons de télécharger le Guide « Conseils pratiques » de l’ACIR, l'Office de Tourisme est également à vos côtés pour vous aider à préparer votre pèlerinage.

 

* Credential : La crédencial (passeport du pèlerin) vous ouvre à un devoir de respect et de tolérance, constitue un appréciable souvenir et souvent une condition d'accès à certains hébergements. A votre arrivée à Compostelle, si vous avez effectué les 100 derniers km à pied, on vous délivrera la Compostela (certificat de pèlerinage rédigé en latin !)

 

Découvrez cette magnifique vidéo sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle !